MICHEL-ANGE AUTEUIL

Posté le par Louis dans Récit et littérature


Une jeune femme, toute mouillée de bruine, était montée à Duroc., station bien connue des aveugles :
C'était l'avant-midi.

La rame du métropolitain parisien était bondée et nous nous retrouvâmes côte à côte, sur les strapontins.

Elle était vêtue simplement : genre jeans baskets, cheveux lâchés, elle sentait très bon :

Je reconnus son parfum et décidai de le lui dire, galamment.

Vous portez Paris, mais à merveille, rien de lourd, rien d'excessif :
Ce parfum vous va si bien ! –

Merci, je vois que vous êtes un genre d'expert ès parfums !—

Et elle rit d'un rire clair et presque juvénile.

Ses cheveux, noirs, étaient trempés de pluie et elle me demanda si j'avais un mouchoir en papier :
Elle le prit avec joie, s'essuya délicatement le front et me redonna le petit mouchoir qui embaumait :

Son odeur à Elle, sa fragrance, son Aura à Elle, rien qu'à Elle.

Dès qu'elle vit que j'humais le précieux messager, elle me fit un bisou sur la joue et me demanda, pour me guider si nécessaire, si j'avais besoin d'aide  pour descendre à :

De fait, nous descendions Tous les Deux à Michel-Ange Auteuil, ligne Dix.

Elle me tenait par la main et riait de son embarras :

--- Je suis maladroite, n'est-ce pas ? –

Mais ma décision était prise ;
Ce moment, cette rencontre ne finirait pas en haut des marches à emprunter pour sortir à l'air libre.

Donc, telle fut ma réponse :

sûrement pas, Gentille parmi les Gentilles. –

Et tout tourna au Miracle.

Elle se raconta, me prépara un café, dans son appartement, rue Chanez…
Elle m'embrassait les mains, avec … passion …

Elle me câlina en me disant :

-- Sais-Tu qui je suis ? –

Oui, je l'ai ressenti :
Tu es la SAGESSE ! –

Elle se mit à l'aise, la jeune femme aux yeux bleus-tendre, aux longs cheveux noirs, au corps de petite parisienne, juste normale, juste naturelle, juste craquante…

Je Te connais, me murmura-t-Elle, depuis Toujours nous devions nous rencontrer.

Au-dehors, les véhicules faisaient parler la pluie, sous leurs pneus, le marché sentait si bon, Elle sentait la VIE, intacte, intègre, géniale…
Des feuilles rousses se balançaient à travers les vitres.

Tu T'appelles Louis et depuis ta naissance, Tu m'as cherchée.

Je suis la SAGESSE, Tu comprends ?

Moi : Mon cœur bat à se rompre quand Tu t'adresses à moi et mes lèvres vibrent de vouloir connaître les Tiennes.

Mais, Louis, crois-Tu que je sois Sage ?

Non, la SAGESSE, c'est d'être fous, de ne pas se poser trop de questions, de ne point être fanatique ni mou, de rire, de préférer le rire à la colère et d'être propre en soi-même :

Citoyen…

Tu as raison, me répliqua la Belle !

J'eus le désir de me blottir contre Elle, de connaître son prénom, son visage, son corps.

Tout se fit ainsi :

La pluie continuait, nous étions dans notre refuge, ce matin de Paradis.

Elle : Ce que je veux, c'est que Tu me fasses un enfant ! –

Mais, Sarah, son prénom m'était venu au CŒUR :

Tu n'y penses pas ! –

Elle m'attira sur Elle, il était impossible de se dérober, impensable.

Enfin, je connaissais la SAGESSE qui est la VIE.

A chaque fois qu'un sujet vient à être débattu :

La réponse doit être :

qu'aurait dit la VIE ?

C'est pourquoi, l'euthanasie est un crime, l'avortement tardif et sans raison thérapeutique en est un, le suicide assisté en est un, le non-respect des vieux en est un, le châtiment des enfants en est un, toute pensée racialiste ou stigmatisante en est un.
Toute Violence s'oppose à la VIE humaine, basée sur le collectif, le groupe, la Communauté, la Famille, le tissu social, les échanges amicaux et fraternels.…

C'est ça la SAGESSE, pas la sexophobie, l'homophobie, l'altérophobie…

Sarah, ma Sahra, ma Toute Belle, indicible.

Je dors dans Tes cheveux de nuit, Tes yeux de Ciel me contemplent, ta peau de lait m'apaise….

La SAGESSE me dit :

reste auprès de moi ;
demain, je dois amener le bébé d'une copine à la crèche, mais aussi aller cueillir des lotus !

Je ris de bon CŒUR, lotus, fœtus, motus !

Ainsi, ce quartier d'Auteuil, qui était un faubourg, par le passé, chantait à présent dans Paris.

J'avais retrouvé la Lumière, la Joie et la Santé…

Merci, Mademoiselle la SAGESSE d'être ma meilleure amante, coquine, va !

Et Tu dis, avec ça, que Tu es sage…

Je crois qu'avec Toi, j'ai tout compris !

Ma petite étoile du BONHEUR.
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Louis Polèse
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