La Moulette et le Corbaque

Posté le par Louis dans Récit et littérature


La moule et le corbeau,

C'était un monde périmé, un bocal à cyprins où tournaient de ces vils poissons décolorés par l'ennui :
Croupie en était l'eau raréfiée et viciée.
On était en 2016, dans les égouts du pouvoir politique français.
La moule, qu'on appelait Françounette et le corbeau Nicolette
respectivement claquait de la coquille ébréchée et croassait du bec foutu, même que la Justice finirait par le dégommer, l'oiseau noirâtre des forfaitures.
A lui d'écoper !
Leur vieille copine, dans la vase du puisard marinait jusqu'à empuantir, refoulant du goulot, la batracienne Jeannette…
La moule et le corbeau avaient ceci en commun qu'ils avaient été Président de la Raie Publique, ainsi dénommée en raison des relents malodorants et du côté prostituée du fric, la petite pute étasunienne, quoi…
Les deux plaies voulaient encore en découdre, pouah !
*** Pourtant un Homme veut et peut ouvrir les vannes, désensabler et désempierrer les sources, régénérer l'air et l'eau :
Par le feu de sa Foi juste et belle…

A quoi, à qui se heurte-t-il ?
Non point tant aux crevures, aux crevards, aux coquilles fêlées ni aux becs élimés
Non point.
Mais au mur de verre gluant, à la paroi verdâtre du bocal, aux bouches de l'égout :
La Presse, oui, la Presse, incapable de se renouveler, de donner la parole à la nouveauté, de fixer ses yeux malingres et cernés sur le Ciel bleu.
Ainsi, sauf à employer des moyens inamicaux, était-il quasi impossible de s'exprimer, en France, en 2016.
Dictature inique, non-pensée unique…
Le petit clan médiatique n'avait d'oreille et de bouche que pour le croassement d'un corbeau finissant, le clac-clac d'une moule blanchâtre en-dedans, moule molle et pour un genre de grenouille qui voulait se prendre pour le bœuf et allait péter tout d'un coup, en coassant :
-- Tous contre moi, ils étaient tous contre papa que j'ai tué et moi qui voulait tuer…
Glougloutait-elle, la vicieuse…
Un pote d'école, quand nous avions dix ans disait chaque jour :
Le tort tue et c'est la mort sûre,
le super copain que je regrette tant !
Mais, la Presse française, ben ouais, on peut la comprendre :
Car enfin :
Acoquinée, consanguine, se vautrant comme truie avec les truies :
Elle N'a bien évidemment
Dans sa quasi unanimité,
Aucun intérêt à parler du Beau, du Bien et du Vrai ;
Strictement aucun,
Ni économique ni personnel à évoquer la Justice du coeur, l'élévation de l'âme et partant encore moins l''armée du combat pour un destin meilleur,
qui va faire exploser le putain de bocal tout piqué, mais en tenue d'égoutier, rapport aux remugles et aux bactéries malsaines et pestilentielles en diable !
*** Elle est prête, cette armée d'êtres sains préoccupés du bien commun, de l'intérêt général, de l'avenir de notre Terre, avec ses pourfendeurs du dieu Mammon, le seul dieu que vénère, non, qu'adore l'Occident décadent :
Le dieu populacier de certaines chaînes de télévision privées, prônant l'hystérie permanente, voulant absolument ressembler aux Etats-Unis, dans l'extrémisme, dans la volonté de suprématie et de choses fétides…
Fric sur fric, déni sur déni, saloperie sur saloperie…
Le tout en s'égosillant sur des rires enregistrés !
La moulette blanchissait, fibreuse en-dedans, traînant sa coquille fracturée, toujours ouverte, comme les moules crevées qu'on ne mange surtout pas ;
Le corbaque tournoyait, la patte menottée, le bec muselé :
Il survolait, avec la Grâce d'une vieille volaille, le champ de bataille…
*** Enfin la grenouille venait d'éclater, ma Jeannette :
donc les services de l'hygiène avait du taf, du putride sur la planche…
Mais pourtant, alors que l'Europe était à sauver, alors qu'un projet de renouveau des Institutions et du personnel politique était urgentissime :
La Presse préférait sniffer la décharge publique et ses mouches cantharides, pullulantes
Et nocives
, désespérantes au fond.
Ça bombinait à l'envi
, ça puait, ça brisait l'espoir des pauvres, l'élan des bons, l'espérance des familles, l'honneur de ma France !
PROPRE, je veux rester Propre, c'est possible mais je dois être dur et sain, déterminé et humain, réaliste et idéaliste tout ensemble !
C'était la TREMPE qui les attendait, ces vénéneux, ces venimeux :
Pourquoi donc Devrions-nous choisir entre Mickey Moule/Françounette et Donald le psychopathe amerloque :
Il est beau, l'Atlantique…
Mais mes amis et moi ne laisserons jamais brader la France, pourrir la vertu républicaine, grincer du bec et de la coquille de vieilles glorioles passées de date, JAMAIS !
Nous Vous donnons rendez-vous, soutenus par une autre Presse, que nous avons découverte, timide encore mais prête à faire éclater la Vérité et à aider au Triomphe d'idéaux d'hommes et de femmes d'exception…
Mort à la Corruption active, longue Vie à l'oxygène, à l'eau vive, au ciel tendre et ensoleillé de la jeunesse de vivre et d'espérer, loin des miasmes, du marasme et des bestioles crevottantes, comme chiroptères, vampires du sang noble et pur des héros, des hérauts, dans l'Eros et le jaillissement de la victoire…
Ce que nous espérons, c'est qu'il n'en faudra pas passer par l'insurrection, tant sont blindées les portes massives du coffre-fort de la tristesse, du ressassement des terreurs,
tant le papier ou les mégaoctets
hideux d'une presse décourageante et de copinage brûlent mal et sentent mauvais :
De la peau de croco, bordel !

Mai 2017 :
Avec moi, votre Candidat :
LE PRINTEMPS, TELLEMENT !
PS : Quel Journal, quelle Presse, dans quelle Aurore Emile Zola pourrait-il publier son :

J'ACCUSE ?

Aucune à ce jour et MERDE…

Louis Polèse
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