SITORAH, ma SITORAH

Posté le par Louis dans Récit et littérature



Sitorah,
Ma Sitorah



J'ai vu des roses à tes pas,
Des roses à tes lèvres,
Le coquelicot de ta jupe et le pavot de ton manteau-velours,
La rosée de tes bas et celle de tes yeux adorables,
Les dentelles à ton front,
Comme une porte de fraîcheur dévoilant tes longs cheveux d'ébène souple et reflétés :
Encore mouillés de la bruine de ce matin violet.
Sitorah, cela signifie étoile, en ancien perse, en Farci…

Tes yeux d'amour profonds, jamais profanés,
profonds tout-profonds, noir total, en amande
magnétiquement…
J'ai vu ton âme alanguie d'aimer sur les quais,
Tous les navires s'y miroiter, fragments d'argent, flocons d'or,
J'ai vu que tu étais l'amour, mon rêve et ma vie :
Fleur de vie, étoile promise, tendre floraison, coeur de tendresse maternelle et d'amante aussi.
Brassée de muguet, si intime que, quand tu viens à moi :
J'absolu mens…
Je total mens, totem de mon impatience d'homme…
Et de mes pulsions de TE féconder : oh ! VIE, seulement la VIE…

Tous les embruns de nos salives, de tes larmes de joie, de nos échanges secrets…
En Toi, c'est le Printemps Tellement car jamais Tu ne mens, OH ! légitime, ma légitime adorée, opium de mes fièvres,
Opiacés du passé d'émotion, quand j'entends Ta Voix me transporter vers l'autre Ciel, l'autre Miel, Ton âme juvénile, ton Corps svelte et long
d'amoureuse en Maturité, Verger de ma Vie, toute ma Tendresse Te rejoint :
C'est un Miracle : la VIE qui court, qui coule, qui est turgescence, bulbes, cris, montée, oui, Montée virginale…
Jaillissement de source, des origines, ma Chevauchée !
Toujours nouvelle, jeunesse de tes seins dressés, début de tout, fin de tout, sexe en conque rosée, avec son élancement saccadé presque un peu viril :
qui appelle au secours caresses et lèvres !

Jonquilles de Toi,
petites flammes d'or enjuponnées !
J'ai vu et me suis rapproché, approché :
Tout près, à te frôler, à t'intimer ma soif de jouir,
Mon embrasement de victoire…
Tu es le Parfum sans fin, l'éternel encens qui s'élève vers mon Adorante Ferveur d'être en TOI, sans armes, sans larmes, mais sous Ton Charme infini de Fille, de Femme, de Désirante désirée…

C'est L'Union de nos forces et la Communion de nos fragilités…
C'est Beau comme la Lumière sur le blé, le bleu sur la forêt des mystères, tes Cuisses de rondeur blanche offertes comme lait, lactation, voie lactée de tous mes astres, de Terre, D'Eau
et de Feu 

Orgasme bienheureux, réciprocité du plaisir total,
victime et victoire, mais qui est le bourreau, délicieuse torture ?
Il ne sert de rien de nous passer à la question, oui, nous avouons :
Nous nous aimons à coeur battant, à rythmes fous, à nuits sans rémission :
A poitrine nue, mordillée, à poitrine essoufflées ! Oui, nous nous aimons et voilà tout :

Chevelure, hémisphère, senteurs inouïes, musiques balancées :
Viens, Tu dis, viens…
Et moi je ne dis plus rien, à T'embrasser, à T'embraser, je suis trop occupé :
Je suis Tienne, Tu dis, je suis Tienne :
Mais moi je ne tais plus rien, comment le pourrais-je, nous sommes UN…
Mes mains T'expriment, Te dévoilent et mes Baisers Te… Te… bouleversent, Tu Te soulèves…
Tu Te révèles :
C'est un Soulèvement, une Insurrection de vivre, de donner la Vie…

Alors, alors seulement, j'ai
vu qui tu étais :
Mon avenir, mon Empire ou pire,
Impériale compagne, mon TOUT ;
La fiancée de tous mes vaisseaux sur la mer sanguine,
Mon épouse ensommeillée au matin de la promesse,
Mon printemps de vivre et ma vie pour toujours.
Mon épouse ensoleillée !

Ma puissance est pour Toi, par toi je suis puissant :
Tu m'as fait Roi, ma reine, je t'ai adoubée, ma tant gentille aux yeux d'obsidienne, de Tour Maline, brûlante, mon aimée, brûlante :

D'azur insoupçonné :
Qui te soupçonnerait d'être l'éternel incendie de mes désirs inavoués ?
Moi
Rien que moi, maChérie d'amour fou à rire et à sangloter de Joie !

Louis Polèse
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