Un amour infini

Posté le par Louis dans Récit et littérature

Je Te reconnais, dans les vagues des blés sous le frisson caresseur du vent complice,

   Je Te célèbre dans les vagues marines, ultramarines, qui écument leurs larmes sur les jetées, les brise-lames, les brise-larmes, tièdes encore sont tes courbes,

   Je Te pardonne quand j’entends l’oiseau nicheur, dans un frémissement d’ailes, au doux soleil calmé de l’espoir,

   Je Te plains dans les orages, les trombes, les tremblements du vieillard, l’ouragan des solitudes insoupçonnables,

Dont je te sauve, ma sauvageonne,

   Je Te vénère par Ta beauté surnaturelle qui me désarme, moi le guerrier de la vie et de l’amour à qui Tu accordes sa douce puissance,

   Je Te câline au milieu des joies d’être et d’aimer, quand descend le soir des ferveurs fauves et de l’apaisement délivreur,

   Je T’embrasse comme un enfant qui veut y croire, tremblant d’imaginer,

   Je Te déshabille devant le miroir, dans les reflets de la nature réconciliée,

   Je Te soulève, petite braise du doute en allé : comme un envol, comme l’œuf qui contient déjà la vie qui vient,

   Je Te surprends par ma fougue et je deviens ce que je suis : le mâle inassouvi qui veut la résolution de ses entrailles généreuses,

   Je Te porte sur moi, comme un talisman, un porte-bonheur, un porte-joie, un porte-espérance,

   Tu me laisses faire puisque Tu veux ce que je veux,

   Ton âme de fille se donne, comme un sacrifice merveilleux, une transe, une extase inimaginablement belle et chaude,

   Tu me murmures des bêtises brûlantes, avec des lèvres de fraîcheur et de parfum,

   Tu me conduis aux jardins de tes lèvres, TOUTES, cerises, appel, où tout vibre et convulse, où tout s’accomplit.

   Je T’aime comme font les enfants, dans les frissonnements, hamac de jubilation, barque abandonnée au gré de l’onde reflétée d’hier et de demain :

 Car Aujourd’hui s’évanouit, s’épanouit, se dilue et se résous dans nos étreintes pourtant enfantines :

  Tu es ma Tour d’y voir, mon guetteur d’azur, ta patience a dénoué ta chevelure, mes écheveaux d’homme, mes chevaux furieux bénis par Toi, bercement divinisant :

   Divine communion devant le crépitement des flammes du foyer,

il est tard, à présent :

  La nuit ferme nos yeux et referment nos bras conjugaux pour toute profondeur, tout enfantement, toute éternité d’aimer, dans les firmaments des lumières nocturnes que l’on aperçoit au loin,

Mais nos âmes sont bleues, petit animal de mes songes, quand toutes mes rêveries Te rencontrent, BONHEUR de TOI…

Ma petite Chérie fécondée :

Je Te rejoins…

   Les étoiles nous regardent, chut !

Louis Polèse
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