L’huître, la vipère et le pitre

Posté le par Louis dans Politique française

Au Palais se tenait la grande huître,

claquant tristement de la coquille, mi par froid, mi par ennui.

   Plus de Ségo, de Valoche, de JUJU… Merde !

Tout froid et gelé, c’était glaçant…

   Pauvre écailler que je suis : quel boulot !

   Le pitre, lui, nabot grimaçant, bouffon sautilleur, style De Funeste, rongeait et se rongeait :

 Que rongeait-til :

 Son frein et ses dents et peut-être sa petitoune de queue :

   Il était hanté par un passé où il avait pour un temps fait croire qu’il était le Chef de Tout :

   C’était si triste…

   Y restait quand même la gentille Carlita qui susurrait : ouais, c’était décontractant, vrai !

  Et moi, là-dedans, le pauvre dératiseur, c’était pas marrant !

   La vipère elle, avait commis le parricide : le crime des crimes, l’abjection :

  Et tout ça pourquoi ?

   Pour devenir la Reine, celle qui demandait à son miroir inverti :

  Floflo, mon Floflo du Pipeau :

 Dis, hein, qchuis la pue belle…

   C’était affreusement triste…

   Elle voulait par là demander au reflet, espiègle, étymologiquement parlant :

  Suis-je la plus dégueulasse, hein, oui ?

Hein ! dis, dis, cher petit giron,

Vraiment, tu promets !

  Et moi qui devait lui couper les crocs, c’était pas cool !

   LL’huître n’avait elle, décidément pas de perle et c’était dommage, au fond :

  Toujours la coquille ouverte, comme un casque de motard acheté chez un mauvais vendeur de casques…

   Le pitre, ayant perdu lui son masque, acheté chez un mauvais vendeur de masques,

 se désespérait, balbutiant, vociférant :

  Il glapissait, le petit hystérique, bavotant :

   Donnant du menton, de la gueule toute piquée,

des épaules voûtées :

    C’est moi, votre Président, sans blagues :

 Quand je dis ça, je veux dire quoi ?

   Coa, coa, coa…

   Une vraie petite reinette, mais de celles qu’on trouve en Amazonie, région que j’aime tant :

   Avec du curare sur le dos…

Mais son curare est périmé et n’endort plus que lui-même…

  Après la Reinette, la Reine, retour à la mer, comme l’huître…

    C’est Elle, avec sa Svastika au front, en lieu et place du V :

  La vipérine :

  Encore plus stupide que les deux autres, plus vile aussi, plus venimeuse  encore !

   Très conne…

   Elle et ses petits aspics dansaient sous la lune, invoquant les esprits du nazisme, heureux, gigotant de la queue, la langue fourchue qui cherchait à tâter le terrain, les crochets pleins de poison :

  Ah ! il fallait mordre pour survivre…

   Tout ça était flasque, acheté chez un mauvais vendeur de choses flasques…

   On allait du mollusque à l’herpétologie ophidienne :

  Bref, ça rampait dur…

  Ça glissouillait…

   Ce qui se produisit fut affligeant, car l’huître, qui n’en revenait toujours pas d’être au Palais était persuadée d’être perlière…

  Nom d’un chien, même Julie le croyait, fourrant ses didis sous la coquille, mais RIEN, bon Sang !

   Le pitre s’étouffait, c’était tordant, dans son propre forfait, ses forfaitures, déjà tout corrompu :

Tout pourri, le vieil Hongrois…

  On en pleurerait, s’il n’était très foutu…

 Ça pue, la corruption, avait déclaré François, mais l’autre, notre Pape !

   Quant à la vipère, elle s’auto piquait, bouffie de haine et bouffée de morgue :

   Les aspics se désolaient, eux qui roulaient, on le savait, pour Nicolas de Funeste, en réalité…

  ça m’aurait presque fait de le peine…

     Il fallut éradiquer cette engeance, quoi qu’il en coûtât :

   Celle qui marine dans son jus noirâtre,

Celui qui se ronge les dents en se contorsionnant sur des scènes obscènes,

Et même celui, plus sympathique au fond, c’est vrai, qui était parvenu au sommet du pouvoir sans le pouvoir…

  Suite aux frasques de Dominique, Dominique nique nique, qu’il avait acheté chez un mauvais vendeur de frasques, le con…

   Alors se fit un souffle pur, nettoyeur, léger :

  Ma France RESPIRA :

  Elle avait bien risqué l’hypoxie…

   Vive la République,

VIVE la France

Louis Polèse
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